Theatre A présente "Brouillages"

17 avril 2010

Théâtre A et l'Espace Confluences présentent

 Les cinq dernières représentations

de «  Brouillages »  

du mardi 2 au samedi 5 juin à 20h30

et le dimanche 6 juin à 17h

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à Confluences

190 bd de charonne Paris 20ème

M°Alexandre Dumas

 Tarif plein 13 euros / Tarif réduit 10 euros 

Réservation:  01 40 24 16 46 ou resa@confluence.net

...Une œuvre dense qui met en scène des personnages attachants, dérangeants, contradictoires, bref profondément humains dans leurs forces et leurs faiblesses…

Contact Presse : Francesca Magni 06 12 57 18 64 francesca.magni@orange.fr

Aide à la Permanence Artistique de la Région Ile-de-France - Soutien à la production de la Mairie de Paris, de l'Adami, et de Beaumarchais-SACD. Aide à la reprise d'ARCADI. Cie en résidence de création à Confluences. Spectacle co-réalisé avec Confluences la COMPAGNIE DE LA GARE




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25 février 2010

Ce qu'en dit la presse


« …Les sauts temporels sont rendus avec une simplicité qui fait mouche (par la découpe des éclairages, les échos de gestes ou la mise en abyme – Lise se regarde agir jeune en spectatrice de son propre destin), l’économie réussissant par sa précision là où, par exemple, le dispositif sophistiqué de Bernard Sobel écrasait récemment toutes les nuances du texte de Marius von Mayenburg (La Pierre)….

…Au cœur de ce nœud mémoriel, un grand-père défunt, Adrien, jadis comédien égocentrique et séducteur, misanthrope sensible aux vents idéologiques, sorte de gouffre béant aspirant à lui l’affection des autres. Laurent Le Doyen campe avec un mélange bien venu de sévérité et de froideur ce pervers narcissique incapable de fixer son propre masque. Près de lui, Lise jeune (que Violaine Phavorin joue en parfaite comédienne de sa propre existence), son fils délaissé Raphaël (Nessim Kahloui), Chris (Nicolaï Iarochenko), le voyou improbable pour lequel il abandonne Lise et son passé et, de loin en loin, une jeune femme égarée, Julia (une Marie Fortuit entière et forte même dans le désespoir) qui va relier, à nouveau mais sans le savoir, les fils de ces destins… »

 Le Poulailler. David Larre. Février 2010

 

«  Nous sommes en 1977. Lise sort de scène, incarnation de Winnie dans Oh ! Les beaux jours. Dans sa loge, Lou, 20 ans, sa petite-fille, qui vient l'interroger. Elle tente de remonter le fil d'une histoire de famille complexe. Nous sommes en 1938. Adrien et Lise ont perdu leur fils, Raphaël, dans la guerre civile espagnole. La pièce progresse par allers et retours. Hier, aujourd'hui, aujourd'hui, avant-hier. Les démocraties vacillent et les idéologies se brouillent. Les sentiments aussi. Les hommes (et femmes) ne sont pas faits d'un bloc. Ils sont des êtres aux aspirations contradictoires, parfois peu avouables. "Le théâtre est un roman à tiroirs fait d'alcôves, de trappes et de chausse-trappes", clame l'un des personnages. La première pièce d'Armel Veilhan use de ces tiroirs, coins et recoins, à la fois pour servir le récit et évoquer les questionnements intérieurs de ses personnages.

(…) Les comédiennes tirent joliment leur épingle du jeu : Geneviève Brunet (Lise), grande dame du théâtre à l'orée de sa vie et Marie Fortuit (Julia), jeune brune incandescente et entière. »

 Le Point.fr. Nedjma Van Egmond. Mai 2010  

 

                                                                                           

« …Entre ombre et lumière, les personnages se croisent, se rencontrent, s’affrontent puis se déchirent au rythme nostalgique d’un théâtre subissant les aléas d’un contexte politique trouble. La loge de Lise, lieu de la confession et d’une complicité enthousiaste entre une grand-mère et sa petite fille, constitue le point de chute d’une mise en scène aérienne et toujours en mouvement. D’une époque à l’autre, les chassés-croisés sont nombreux et permettent aux personnages de dialoguer dans une proximité rêvée, un échange idéalement fantasmé. Un temps recréé, dans un espace transfiguré, comme le disait Adamov à propos du théâtre… »

« …Comprendre le passé à la lumière du présent », une démarche d’historien faisant résonner les écrits de Marc Bloch et permettant à l’auteur de procéder à un feed back entre les ondes brouillées de l’histoire contemporaine… »

Un fauteuil pour l’orchestre. Bruno Deslot. Février 2010

 

« …Marie Fortuit interprète Julia, la mère de Lou. Cette jeune femme brune illumine le plateau par la maîtrise de son rôle et par son talent. D’un personnage au début effacé, elle parvient à dégager une présence et une authenticité en tous points remarquables, sans que l’on sente d’hiatus entre ces deux types de jeu. Dès ses premiers pas silencieux, son visage baissé irradie de cette énergie mystérieuse, magnétique, qui éclate dans des dialogues menés avec fougue et justesse. Cette individualité extraordinaire n’empêche pas d’apprécier des prestations plus ponctuelles mais solides, comme celles de Nessim Kahloul et de Serge Gaborieau (Fernando)… »

Les Trois Coups. Vincent Morch. Février 2010                                                                   

 

 « Brouillages » cest un investigation dans la confusion des esprits à un moment de lhistoire ou la démocratie parlementaire se révèle être particulièrement décevante pour les êtres qui aspirent à quelques idéaux, quelques utopies et le résultat ce sont, entre autres, les « tentations fascistes ».

Cette pièce ma intéressé dautant plus que je connais le travail de la compagnie, le travail dArmel Veilhan en tant quauteur, metteur en scène et même en qualité de comédien, et donc je suis allé à Confluences où je nai pas du tout été déçu, bien au contraire, jai absolument adoré cette écriture, le spectacle et les comédiens()

La pièce se pose sur le plateau et devant nous de façon tout à fait simple. Cest une pièce qui respire, le temps sécoule lentement sans surcharge et avec beaucoup douverture : on est à la fois en train dapprendre quelque chose mais avec suffisamment dair pour rêver soi-même, se laisser bercer par cette histoire.

Le spectacle nous raconte une histoire, cest très agréable, et en même temps lon se questionne, sans didactisme ce qui est rare aujourdhui.

Là on est dans le bonheur : cest une heure quarante cinq de spectacle magnifique ! »

Radio Libertaire, émission “Tempête sur les planches”, Septembre 2008

 

« (…) Armel Veilhan anime depuis plusieurs années une formation théâtrale, il a constitué une véritable équipe.(…) La pièce tient en haleine les spectateurs (…) »

Blog-Le Monde. Edith Rappoport (DRAC Île-de-France), Septembre 2008 

 

 

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28 décembre 2009

 

 L'aventure Brouillages continue

du 10 au 20 février à Gare au Théâtre

à 20h30


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1938, les menaces fascistes se font de plus en plus présentes en Europe et en France. Adrien vient de perdre son fils Raphaël sur le front de la guerre civile espagnole. Anéanti, il a quitté Lise, sa femme et comédienne célèbre. En 1977, trente-neuf ans plus tard, Lou, la fille de Julia, jeune étudiante de vingt ans, retrouve Lise, sa grand-mère, pour tenter de comprendre la folle histoire des siens.

 

Réservation : 01 55 53 22 26 
Gare au théâtre : 13 , rue Pierre Sémard 94400 Vitry -sur-seine
RER C : train ROMI ou MONA gare Vitry -sur-seine (5 min de Paris)
Le théâtre est en face de la gare.

Tarif plein : 13 euros - Tarif réduit : 10 euros

Rendez-vous sur le site du théâtre www.gareautheatre.com

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30 septembre 2008

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peinture d'Hélène Chambron pour l'affiche de "Brouillages"

"Brouillages" est une pièce publiée aux éditions les Mandarines - lesmandarines@aol.com

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… « Brouillages » met en scène des personnages attachants, dérangeants, émouvants, contradictoires, bref profondément humains dans leurs forces et leurs faiblesses. les thèmes abordés par l'oeuvre sont nombreux : le mensonge, la quête identitaire, le secret, la confusion des sentiments, la conscience politique, la création artistique, l'engagement, l'amour et le désir, le rapport à l'histoire et au monde, l'emprise du passé et des souvenirs…
En vérité, la pièce d'Armel Veilhan joue de tous les brouillages : brouillage de l'espace, brouillage du temps, brouillage de l'identité des personnages. Brouillage de la dramaturgie traditionnelle également, celle à laquelle nous sommes (trop) souvent habitués.
Et c'est justement ce qui fait tout l'intérêt de cette oeuvre foisonnante, riche, qui interroge, dérange, surprend le lecteur.

Armel Veilhan avait déjà enthousiasmé la critique avec son premier roman Un Enfant dans l'Hiver (Albin Michel). Avec Brouillages (éditions théâtrales Les Mandarines), il se révèle être un dramaturge prometteur parce qu'ambitieux et exigeant. Un dramaturge en quête de sens. Ce qui n'est pas si fréquent de nos jours…

Extrait d’une note de lecture de Franck Belluci, auteur.

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21 août 2008

Débats

A l'issue du spectacle des rencontres sont organisées:

> Jeudi 11 septembre: Daniel Lindenberg

Daniel Lindenberg (né en 1940 à Clermont-Ferrand), essayiste, historien des idées et journaliste français. Il est professeur à l'Université de Paris VIII et conseiller à la direction de la revue Esprit. Il a animé les réunions hebdomadaires de lecteurs au siège parisien de cette revue mensuelle. Il appartient au comité de rédaction de la revue d'histoire Mil neuf cent.
En 2002, le nom de Daniel Lindenberg est associé à la publication d'un pamphlet intitulé "Le Rappel à l'ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires" (Paris, Éditions du Seuil, 2002). Cet ouvrage très médiatisé visait des personnalités telles que Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Philippe Muray ou encore Pierre-André Taguieff. Il a suscité de nombreuses polémiques, et naturellement plusieurs critiques de la part des personnalités critiquées par Lindenberg.

> Jeudi 18 septembre: Chantal Meyer-Plantureux

Professeur en Études Théâtrales à l'Université de Caen à la rentrée 2006, Chantal Meyer-Plantureux a enseigné à l’Institut d’Études Théâtrales de Paris III.
Depuis 2003, elle dirige la collection "le Théâtre en question" aux éditions Complexe qui se propose d’inscrire le théâtre dans l’histoire politique de la France.
Elle participe à différents colloques et travaux de recherche en particulier avec l'Association Romain Rolland, les Études Jean-Richard Bloch, l'Institut des Images.


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10 mai 2008

Notes de l'auteur

Espoir et Décadence

En 1977, avec le recul de près de quarante ans, pressée par l’angoisse de la jeune Lou, Lise revient sur le passé qui la hante : celui de son pays, de sa famille, de la troupe à laquelle elle appartenait avec son mari Adrien, Fernando le régisseur qui, comme elle, est resté fidèle à l’engagement de sa jeunesse.

1938, 1977, deux temps se croisent, s’enchevêtrent entre l’action d’hier et celle de deux femmes séparées par trois générations.

Tout se déroule dans l’oeil subjectif de Lise. J’ai essayé d’affirmer le mouvement d’ “Une scène jouée dans la mémoire”: un théâtre qui rejoint la vie en rêve, du côté du sensible et de l’invisible.

« J’ai tant de questions encore » conclue Lou hébétée par le destin des personnages qui ont pris corps sous ses yeux.

Car au-delà du naufrage d’Adrien, de sa "tentation fasciste", ce sont bien les femmes qui m’ont porté. Aux forces de mort qui détruisent Adrien, elles opposent un secret de vie que même le chagrin et la douleur ne semblent complètement altérer.

Loin des idéologies, au-dessus des clameurs, elles élèvent une mélodie charnelle et amoureuse dont l’écoute force le cœur des hommes à retrouver leur humanité perdue.

Ce sont elles, en définitive, les personnages principaux.

Et c’est bien le symbole de notre République menacée que Julia incarne tout particulièrement dans sa générosité prodigue et sa fécondité. Allégorie ? Oui, mais encore lui faudra-t-elle fuir son pays où elle ne trouve plus sa place. Pour sauver l’enfant, elle devra s’exiler avec le fils bafoué, sacrifié, Raphaël. Elle ne croit pas si bien faire puisque ce sont bien les propres enfants de la République qui seront bientôt livrés aux nazis.

La République n’était pas morte, seulement en exil ? Elle attendait patiemment de revenir après le cyclone ? Encore faut-il se demander si elle s’est jamais vraiment remise de Vichy, de « Ce passé qui ne passe pas » ? La question reste entière aujourd’hui.

Cette identité française ici portée par l’Étrangère, Lise (est-elle Russe ? ), muse éclairée de la poésie et du théâtre. « Tu as toujours tout fait pour la troupe et pour le parti… » dit Fernando à Lise, à juste titre.

Après la vie de Jean Sénac et la jeunesse de Charlotte Delbo, il m’a semblé naturel de leur rendre hommage par le théâtre même, c’est-à-dire la fiction, la fable. Ce sont les personnages de fiction qui m’ont transporté dans la réalité de l’époque que je rumine, comme Lou, depuis tant d’années, au prise avec ma propre mémoire.

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09 mai 2008

extrait du dossier de création

Un spectacle porté par une troupe de huit comédiens.

Après la Guerre d’Algérie, après « du Front populaire à la résistance », après Castillo et Delbo, nous remonterons le fleuve de l’Histoire jusqu’aux années 1938-39, juste après le Front Populaire, et juste avant avant que les pleins pouvoirs ne soient votés au Maréchal Pétain. Comment le « brouillage » des idéologies de l’époque déteindra sur la vie des personnages ?
Ce projet sera le dernier volet du tryptique « Espoir et décadence ». Le dernier acte d’un travail entamé il y a sept ans.

Une écriture dans le mouvement du plateau.

Après la création d’une pièce inachevée « Une scène jouée dans la mémoire » de Charlotte Delbo qui a généré une heure de théâtre, sans mot, « écrite » dans un aller et retour permanent entre les improvisations des comédiens et la mise en scène, le désir de confronter la page blanche du plateau avec mon travail d’écriture.

La nécessité de prolonger ce théâtre en liberté, de réunir la calligraphie des corps et des mots.

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08 mai 2008

Lecture de "BROUILLAGES" le 14 juin

L'équipe de Brouillages est invitée à une lecture le samedi 14 juin à 14h30 dans le cadre du Festival de la Clef des Champs, à Pont-Scorf (56) au théatre du Strapontin.

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Manoir de Saint-Urchaut à Pont Scorff (56)


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