30 septembre 2008
REPRISE
PROLONGATIONS POUR CAUSE DE SUCCES!
du 28 novembre au 4 décembre à 20h30, le dimanche à 17h à l' Espace Confluences.
190 boulevard de Charonne, 75020 Paris. M Philippe Auguste
Pour réserver: 01 40 24 16 46 ou resa@confluences.net ou points de vente habituels
Tarif: 10 euros.
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peinture d'Hélène Chambron pour l'affiche de "Brouillages"
"Brouillages" est une pièce publiée aux éditions les Mandarines - lesmandarines@aol.com
Ce spectacle est soutenu par la Mairie de Paris, l'ADAMI et la SACD
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… « Brouillages » met en scène des personnages attachants, dérangeants, émouvants, contradictoires, bref profondément humains dans leurs forces et leurs faiblesses. les thèmes abordés par l'oeuvre sont nombreux : le mensonge, la quête identitaire, le secret, la confusion des sentiments, la conscience politique, la création artistique, l'engagement, l'amour et le désir, le rapport à l'histoire et au monde, l'emprise du passé et des souvenirs…
En vérité, la pièce d'Armel Veilhan joue de tous les brouillages : brouillage de l'espace, brouillage du temps, brouillage de l'identité des personnages. Brouillage de la dramaturgie traditionnelle également, celle à laquelle nous sommes (trop) souvent habitués.
Et c'est justement ce qui fait tout l'intérêt de cette oeuvre foisonnante, riche, qui interroge, dérange, surprend le lecteur.
Armel Veilhan avait déjà enthousiasmé la critique avec son premier roman Un Enfant dans l'Hiver (Albin Michel). Avec Brouillages (éditions théâtrales Les Mandarines), il se révèle être un dramaturge prometteur parce qu'ambitieux et exigeant. Un dramaturge en quête de sens. Ce qui n'est pas si fréquent de nos jours…
Extrait d’une note de lecture de Franck Belluci, auteur.
21 août 2008
Résumé
1938, les menaces fascistes se font de plus en plus présentes en Europe et en France. Adrien vient de perdre son fils Raphaël sur le front de la guerre civile espagnole. Anéanti, il a quitté Lise, sa femme et comédienne célèbre. En 1977, trente neuf ans plus tard, Lou, jeune étudiante de vingt ans, retrouve Lise, sa grand-mère, pour tenter de comprendre la folle histoire des siens.
Débats
A l'issue du spectacle des rencontres sont organisées:
> Jeudi 11 septembre: Daniel Lindenberg
Daniel Lindenberg (né en 1940 à Clermont-Ferrand), essayiste, historien des idées et journaliste français. Il est professeur à l'Université de Paris VIII et conseiller à la direction de la revue Esprit. Il a animé les réunions hebdomadaires de lecteurs au siège parisien de cette revue mensuelle. Il appartient au comité de rédaction de la revue d'histoire Mil neuf cent.
En 2002, le nom de Daniel Lindenberg est associé à la publication d'un pamphlet intitulé "Le Rappel à l'ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires" (Paris, Éditions du Seuil, 2002). Cet ouvrage très médiatisé visait des personnalités telles que Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Philippe Muray ou encore Pierre-André Taguieff. Il a suscité de nombreuses polémiques, et naturellement plusieurs critiques de la part des personnalités critiquées par Lindenberg.
> Jeudi 18 septembre: Chantal Meyer-Plantureux
Professeur en Études Théâtrales à l'Université de Caen à la rentrée 2006, Chantal Meyer-Plantureux a enseigné à l’Institut d’Études Théâtrales de Paris III.
Depuis 2003, elle dirige la collection "le Théâtre en question" aux éditions Complexe qui se propose d’inscrire le théâtre dans l’histoire politique de la France.
Elle participe à différents colloques et travaux de recherche en particulier avec l'Association Romain Rolland, les Études Jean-Richard Bloch, l'Institut des Images.
10 mai 2008
Notes de l'auteur
Espoir et Décadence
En 1977, avec le recul de près de quarante ans, pressée par l’angoisse de la jeune Lou, Lise revient sur le passé qui la hante : celui de son pays, de sa famille, de la troupe à laquelle elle appartenait avec son mari Adrien, Fernando le régisseur qui, comme elle, est resté fidèle à l’engagement de sa jeunesse.
1938, 1977, deux temps se croisent, s’enchevêtrent entre l’action d’hier et celle de deux femmes séparées par trois générations.
Tout se déroule dans l’oeil subjectif de Lise. J’ai essayé d’affirmer le mouvement d’ “Une scène jouée dans la mémoire”: un théâtre qui rejoint la vie en rêve, du côté du sensible et de l’invisible.
« J’ai tant de questions encore » conclue Lou hébétée par le destin des personnages qui ont pris corps sous ses yeux.
Car au-delà du naufrage d’Adrien, de sa "tentation fasciste", ce sont bien les femmes qui m’ont porté. Aux forces de mort qui détruisent Adrien, elles opposent un secret de vie que même le chagrin et la douleur ne semblent complètement altérer.
Loin des idéologies, au-dessus des clameurs, elles élèvent une mélodie charnelle et amoureuse dont l’écoute force le cœur des hommes à retrouver leur humanité perdue.
Ce sont elles, en définitive, les personnages principaux.
Et c’est bien le symbole de notre République menacée que Julia incarne tout particulièrement dans sa générosité prodigue et sa fécondité. Allégorie ? Oui, mais encore lui faudra-t-elle fuir son pays où elle ne trouve plus sa place. Pour sauver l’enfant, elle devra s’exiler avec le fils bafoué, sacrifié, Raphaël. Elle ne croit pas si bien faire puisque ce sont bien les propres enfants de la République qui seront bientôt livrés aux nazis.
La République n’était pas morte, seulement en exil ? Elle attendait patiemment de revenir après le cyclone ? Encore faut-il se demander si elle s’est jamais vraiment remise de Vichy, de « Ce passé qui ne passe pas » ? La question reste entière aujourd’hui.
Cette identité française ici portée par l’Étrangère, Lise (est-elle Russe ? ), muse éclairée de la poésie et du théâtre. « Tu as toujours tout fait pour la troupe et pour le parti… » dit Fernando à Lise, à juste titre.
Après la vie de Jean Sénac et la jeunesse de Charlotte Delbo, il m’a semblé naturel de leur rendre hommage par le théâtre même, c’est-à-dire la fiction, la fable. Ce sont les personnages de fiction qui m’ont transporté dans la réalité de l’époque que je rumine, comme Lou, depuis tant d’années, au prise avec ma propre mémoire.
09 mai 2008
extrait du dossier de création
Un spectacle porté par une troupe de huit comédiens.
Après la Guerre d’Algérie, après « du Front populaire à la résistance », après Castillo et Delbo, nous remonterons le fleuve de l’Histoire jusqu’aux années 1938-39, juste après le Front Populaire, et juste avant avant que les pleins pouvoirs ne soient votés au Maréchal Pétain. Comment le « brouillage » des idéologies de l’époque déteindra sur la vie des personnages ?
Ce projet sera le dernier volet du tryptique « Espoir et décadence ». Le dernier acte d’un travail entamé il y a sept ans.
Une écriture dans le mouvement du plateau.
Après la création d’une pièce inachevée « Une scène jouée dans la mémoire » de Charlotte Delbo qui a généré une heure de théâtre, sans mot, « écrite » dans un aller et retour permanent entre les improvisations des comédiens et la mise en scène, le désir de confronter la page blanche du plateau avec mon travail d’écriture.
La nécessité de prolonger ce théâtre en liberté, de réunir la calligraphie des corps et des mots.
08 mai 2008
Lecture de "BROUILLAGES" le 14 juin
L'équipe de Brouillages est invitée à une lecture le samedi 14 juin à 14h30 dans le cadre du Festival de la Clef des Champs, à Pont-Scorf (56) au théatre du Strapontin.
Manoir de Saint-Urchaut à Pont Scorff (56)





